Polémique autour du projet de loi de collecte de sang du cordon

Images Nous savions que la France avait pris du retard dans la collecte de sang de cordon, qui peut soigner plusieurs maladies dont notamment les léucémies. C’est pourquoi la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange avait suggéré de « permettre, à titre expérimental, l’implantation de banques privées respectant les principes de solidarité » Un projet de loi sur ce thème a été déposé à l’Assemblée nationale.

Je vous avais dit aussi que certains maternités, dont celle où j’ai accouché, n’ont pas attendu cette loi et ont  déjà signé des partenariats avec des banques privées situées à l’étranger.

 La conservation du sang du cordon se fait actuellement en France dans le cadre d’un don bénévole et anonyme, conformément aux principes régissant en France le don d’éléments humains. Elle est assurée par des établissements publics.

La proposition de loi du député Meslot a suscité une levée de boucliers de plusieurs sociétés savantes : Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire (SFGM-TC), Société française d’hématologie ou encore Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Le  communiqué de presse publié par les deux premières sociétés savantes, datant du 8 décembre met en garde contre les abus possibles des banques privées. Un des aspects soulignés est le suivant : « les modalités de prélèvement, de congélation, de sécurisation  ne sont ensuite pas au niveau de ce qui est requis par les autorités de contrôle internationales et par conséquent, il est potentiellement dangereux de les utiliser et les réglementations pourront amener à leur non utilisation ultérieure. »

Dans son communiqué de presse, le CNGOF déconseille aux praticiens d’effectuer les prélèvements de sang du cordon à caonserver dans les banques privées !

En 2010, neuf banques publiques devraient être en place en France, pour un réseau de collecte impliquant 28 maternités (contre huit en 2008 et 15 en 2009). Trois sont en cours de création (Poitiers, Montpellier, Marseille) en plus de celles de Paris, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Besançon et Créteil qui vient d’ouvrir.

(2 commentaires)

  1. J’avoue que je ne sais pas trop quoi penser de ce projet de loi. Je comprends que les gens veuillent garder le sang du cordon si cela peut sauver leur bébé par la suite, mais justement les banques privées ne risquent-elles pas comme aux États-Unis, de surfer sur la peur des futurs parents pour se faire des sous?
    Par contre, je trouve que l’absence de prise en charge des dons en France est regrettable. Lors des cours de préparation à l’accouchement que j’ai suivi, de nombreuses mamans souhaitaient donner le sang de leur cordon, pour aider d’autres bébés. Malheureusement, l’hôpital prenant en charge ces dons était beaucoup trop loin.

  2. Je suis complètement d’accord avec vous.
    Pour ma part, j’ai hésité à mettre le cordon de ma fille dans une banque privée, en me basant sur les arguments avancés par les sociétés savantes. Il est vrai que, pour le moment, on n’a aucun recul sur les conditions de conservation des cellules souches ; dans toutes les thérapies faites jusqu’à maintenant, les cellules souches étaient « fraîches » et non pas congelées depuis 10-20 ans.
    Puis c’est vrai, quand on y pense, le mieux serait qu’il y ait une mutualisation, publique, des cellules souches comme pour le don de sang. Sui songerait à mettre dans une banque privée son sang pour son propre usage ?
    J’espère que je n’aurai jamais à regretter cette décision et que les banques publiques se développeront !

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