Être séropositive et allaiter c’est possible

Sida Les chercheurs qui mènent des essais cliniques au Rwanda ont conclu que le risque de transmission postnatale est minime en matière de VIH lorsque la mère est testée positive et subit un traitement antirétroviral hautement actif (HAART) pendant l’allaitement. Les résultats des essais ont été publiés dans le dernier numéro du journal AIDS, revue la plus spécialisée dans le domaine du VIH.

Bien que l’allaitement artificiel ait été la stratégie recommandée pour la prévention de la transmission postnatale du VIH dans les pays développés depuis de nombreuses années, les chercheurs ont reconnu que cette pratique n’est pas réalisable pour beaucoup de femmes dans les pays à ressources limitées. Malgré cela, il n’y avait eu jusqu’à présent aucune étude unique menée qui contre-indiquait officiellement l’allaitement maternel avec une trithérapie dans les pays à ressources limitées.

Le docteur Cécile Alexandra Peltier, et ses collègues, ont mené leur étude dans le but d’évaluer durant une durée de 9 mois les enfants nés de mères séropositives ne l’étant pas eux-mêmes. Les femmes participant à l’étude on pu choisir le mode d’alimentation de leur nourrisson : l’allaitement maternel avec HAART pendant six mois, ou l’allaitement artificiel. Toutes ont reçu un programme de trithérapie à partir de 28 semaines de gestation.

Sur les 227 nourrissons qui ont été allaités pendant l’étude, un seul a été infecté par le VIH, ce qui correspond à un bébé contaminé pour 9 mois de risque cumulé d’infections postnatal, soit 0,5% du « groupe allaitement ». En outre, le taux global de mortalité des nourrissons participant à l’étude était significativement plus élevé dans la formule « groupe nourri au lait artificiel »(5,6%), que dans le groupe nourri au sein (3,3%).

Les résultats de l’étude que les chercheurs amènent à conclure que le HAART pendant l’allaitement maternel pourrait être une alternative prometteuse dans les pays à ressources limitées. Une conséquence fondamentale de cette étude est que les femmes peuvent se voir offrir un choix dans les options d’alimentation de leur nourrisson.

Source : Lippincott Williams & Wilkins

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