La craniosterose est la fermeture prématurée, par soudure anticipée, d’une ou de plusieurs sutures de la voûte crânienne. La craniosténose est à l’origine d’un arrêt du développement et de déformations sous-jacentes de diverses parties du crâne. Les implants remplaceraient certains des os de l’enfant avec une matrice biodégradable ce qui aura pour but d’éliminer certaines des opérations qui sont actuellement utilisés pour traiter la maladie.
« Ce qui est remarquable dans les constats que nous avons pu faire, c’est l’adaptation qu’ont pu avoir les cellules autour de cette matrice dû à la composition de celle-ci. Les cellules commencent à produire des médicaments naturels conduisant à la cicatrisation osseuse en réponse directe à la composition de la matrice osseuse», a déclaré Kent Leach, professeur de génie biomédical à l’UC Davis.
Le matériel est actuellement testé dans des expériences sur des rats. Les essais sur l’homme dépendront de la réussite des essais chez l’animal.
Le crâne de l’homme n’est pas un dôme lisse, mais un patchwork de fusion des os qui ressemble à un ballon de football plutôt qu’à un œuf. À la naissance, le crâne contient 45 morceaux séparés, unis par du tissu conjonctif, qui vont lentement se fusionner en os solides. Chez la plupart des bébés, ce processus va de pair avec la croissance du cerveau, ayant pour résultat une tête de forme normale.
Toutefois, un bébé sur 2000 né avec une craniosténose. Cela laisse moins de place au cerveau pour se développer, conduisant à une déficience intellectuelle, et à des malformations faciales et crâniennes.
Dans la chirurgie conventionnelle, les chirurgiens enlevaient les arêtes fondues, les cassaient et les repositionnaient le long des bords pour protéger le cerveau. Cela ralentit généralement la croissance des os et permet au cerveau de se développer. Néanmoins, 6 à 8% des bébés ont besoin d’une deuxième opération et 25% de ces derniers auront encore besoin d’une troisième opération.
Le professeur Leach espère que sa nouvelle matrice encouragera la croissance des tissus sains et éliminera la nécessité de faire plusieurs opérations.
Source: University of California – Davis