Le syndrome d’alcoolisme fœtale (SAF) pour un nouveau né est souvent le résultat de prises d’alcool durant la grossesse. Mais après avoir montré du doigt toutes les mères, même celles qui avaient bu un seul verre durant leur grossesse, la recherche suggère que la consommation d’alcool des pères serait aussi nuisible.
Bien qu’il existe une multitude d’informations et de connaissances sur les effets néfastes concernant la consommation d’alcool par la mère pendant la grossesse, on sait très peu de chose concernant le fait que celle des pères, avant ou pendant la conception, pourrait causer un dommage au bébé.
Voici ce que nous savons désormais sur les pères qui boivent de l’alcool :
De nombreux experts sont d’accord sur le fait que les effets biologiques spécifiques à la prise d’alcool du père, sur le bébé sont réellement méconnus. Toutefois, des études sur des animaux ont spéculé que la consommation excessive d’alcool par le père pourrait affecter l’état des spermatozoïdes et avoir un impact négatif sur le développement du bébé. Certaines de ces mutations de spermatozoïdes sont connus pour causer des malformations congénitales et des fausses couches chez les descendants des pères qui ont consommé de l’alcool.
Bien qu’il n’existe aucune étude à ce jour portant sur les mutations des spermatozoïdes lorsqu’il y a consommation d’alcool chez les futurs pères, cela ne profite certainement pas au bébé à naître. Cela augmente les possibilités de malformation du sperme ce qui peut affecter la croissance de l’embryon ainsi que le développement ultérieur du bébé.
Lorsque des enfants atteints de SAF ont été comparés à des enfants dont les mères ne buvait pas, mais dont le père avait l’habitude de consommer de l’alcool, les deux groupes avaient à la fois des problèmes d’apprentissage et des problèmes intellectuels et étaient plus susceptibles d’être sujets à l’hyperactivité. Toutefois, ces études n’ont pas examiné la quantité d’alcool consommée par le père ou le moment où l’alcool a été consommé.
De plus il a été observé que les pères alcooliques avaient une opinion négative de leurs enfants.
Une étude en Finlande a examiné à la fois le tabagisme et la consommation d’alcool des pères, dès le début de la grossesse de leur compagne. Bien que les chercheurs aient découvert que les pères avaient réduit leur consommation d’alcool pendant la grossesse, les « gros » buveurs avaient une opinion plus négative de leurs enfants.
Si les résultats de ces analyses sont prouvés, les futures mamans ne seraient pas les seules à devoir arrêter de boire pendant une certaine période. La période de conception peut durer longtemps…
Source : suite101.com