L’hypothermie atténuerait les effets de la privation d’oxygène chez les nouveaux nés

Froid Les bébés qui ont été refroidis avait nettement moins d’anomalies de la substance blanche sur les images par résonance magnétique (IRM), explique Denis Azzopardi, du Hammersmith Hospital de Londres, et ses collègues dans la revue The Lancet. De plus, plusieurs des nourrissons réfrigérés ont eu des examens par IRM normaux, par rapport à ceux qui ne reçoivent pas le traitement d’hypothermique.

Selon les auteurs, l’encéphalopathie hypoxique-ischémique après une privation d’oxygène périnatale est la cause d’à peut prés 20% des cas de paralysie cérébrale durant l’enfance. L’IRM peut être utilisée pour détecter des lésions cérébrales acquises pendant la période périnatale.

Les chercheurs ont procédé à l’hypothermie corporelle totale, grâce au procédé TOBY, de 325 nourrissons atteints d’encéphalopathie hypoxique-ischémique qui, entre 2002 et 2006, ont du subir des soins intensifs, avec ou sans refroidissement. Le procède de refroidissement TOBY refroidit l’ensemble du corps, alors que certains essais précédents n’avait refroidi que la tête.

Dans l’ensemble, les données d’image ont pu être disponibles pour un sous-ensemble de 131 nourrissons : 64 dans le groupe de refroidissement et 67 dans le groupe non-refroidissement. Parmi ceux-ci, l’hypothermie thérapeutique a été associée à une réduction de 65% des lésions des noyaux gris centraux ou du thalamus, selon les chercheurs. Moins d’anomalies corticales ont également été observés chez des nourrissons refroidies, mais les résultats n’étaient pas statistiquement significatifs.

Les chercheurs ont noté qu’avec le procède TOBY, les taux de mortalité étaient similaires, tandis que les taux d’invalidité grâve chez les nourrissons étaient plus faibles dans le groupe refroidi, même si elles n’étaient pas significativement différents.

En outre, l’IRM a semblé être un prédicateur efficace dans l’étude. La précision de la prévision par l’IRM de décès ou d’invalidité à 18 mois était de 0,84 dans le groupe de refroidissement et de 0,81 dans le groupe non-refroidi, selon les chercheurs. Ils ont noté que les images des nourrissons qui ont été scannés avant l’âge de huit jours étaient plus susceptibles de montrer des anomalies que celles provenant des nourrissons plus âgés.

Dans un éditorial d’accompagnement, Jeff Neil, de l’Université Washington à St. Louis, a indiqué que les effets du refroidissement sur les résultats de l’IRM n’avait pas encore été évalués, mais cette étude montre que «la capacité de l’IRM à prédire les troubles neurologiques ultérieurs n’avait pas été modifiée par l’utilisation de l’hypothermie thérapeutique. Ces nouvelles sont rassurantes pour les cliniciens  » d’après lui car ils pourront combiner les deux pour de meilleurs résultats.

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