Les styles éducatifs

Images Après la présentation du livre de François de Singly, voyons un peu les études portant sur les styles éducatifs. Les psychologues distinguent le style autoritaire, le style démocratique, le style permissif et le style désengagé.

Ils ont été identifiés par des observations des interactions entre la mère et l’enfant (pendant les jeux ou les situations d’apprentissage), des observations à la maison ainsi que des entretiens avec les parents concernant leurs pratiques éducatives. Elles ont été menée de l’âge de la crèche et jusqu’à l’âge de 8-9 ans.

Ces analyses (reprises et enrichies par différents psychologues) me semblent donc plus pertinentes que les opinions données ici ou là par des experts ès éducation, seraient-ils des médecins qui se fondent que sur leur expérience.

Ces styles tiennent compte de deux critères essentiels : les modalités de contrôle et l’attention éducative.

Voyons un peu en quoi consistent les différents styles éducatifs. Les parents « autoritaires » mettent en avant l’obéissance stricte et contrôlent l’activité des enfants par des contraintes et obligations (punitions, menaces). Généralement, ils n’expliquent pas aux enfants les raisons de leur conduite.

Les parents « démocratiques » valorisent le dialogue et l’explication. Ils disent à l’enfant, clairement, ce qu’ils attendent de lui et utilisent plus les récompenses que les punitions ou les menaces, en considérant ainsi l’enfant de manière plus mature.

Les parents « permissifs » imposent peu de limites aux enfants et n’ont pas d’attente importante à l’égard de l’enfant. Celui-ci obtient ce qu’il souhaite : pour la télévision, la nourriture…

Les parents « désengagés » s’intérressent peu à l’enfant et ne s’informent pas sur ce qu’il fait au quotidien.

Comme on pourrait s’y attendre, les différentes études sur les styles éducatifs ont mis en évidence les effets positifs des attitudes « démocratiques »  (ce qui ne veut pas dire que les enfants décident ou qu’ils ont le même droit de vote que les parents, dans la famille !) : interactions plus amicales avec les copains, indépendance, échanges coopératifs avec les adultes, motivation à la réussite, auto-contrôle…

Les enfants élevés dans un style « autoritaire » ou « permissif » apparaissent moins responsables et plus dépendants. Les garçons élevés de manière autoritaire seraient plus agressifs !

Dans les familles permissives, les enfants ont peu d’auto-contrôle et de confiance en eux-mêmes.

De plus, le style autoritaire a été associé à un développement moral moins avancé, à des difficultés scolaires, à des interactions plus pauvres avec les copains.

Les enfants de parents désengagés seraient, quant à eux, plus impulsifs et auraient moins d’estime de soi.

Le succès du style démocratique semble lié à trois facteurs essentiels ;

– donner à l’enfant un cadre de référence (limites effectivement marquées),

– considérer le point de vue de l’enfant,

– induire des comportements matures.

Bon, tout ceci est beau et bon en théorie… reste à la mettre en pratique ! Bon courage 🙂

Source : Henri Lehalle, Daniel Mellier, Psychologie du développement. Enfance et adolescence, Dunod, 2002. 

Lire aussi : Les styles éducatifs (1) et (2)

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