Prise de psychotrope et accouchement prématuré

Psychotrope Les chances d’accoucher prématurément sont triplées pour les femmes enceintes ayant des antécédents de dépression qui ont utilisé des médicaments psychotropes, selon une nouvelle étude.

Des chercheurs de l’Université de Washington, de l’Université du Michigan et de la Michigan State University ont révélé que la combinaison dépression/utilisation de médicaments avant ou pendant la grossesse est fortement liée à la possibilité d’un accouchement avant 35 semaines de gestation.

Amelia Gavin, auteur principal et assistant professeur a l’Université de Washington, dit que les conclusions soulignent la nécessité de faire de nouvelles études soigneusement planifiées qui peuvent éclairer les associations entre la dépression, les médicaments psychotropes et les risques d’accouchement prématuré.

«Les femmes souffrant de dépression doivent prendre une décision importante concernant les avantages et les risques qui découlent de l’utilisation des médicaments psychotropes durant la grossesse», explique le professeur Gavin. « Par conséquent, une attention particulière pour connaitre les effets des médicaments et des effets de la dépression sur la santé maternelle et la descendance doit être une priorité clinique majeur. »

L’étude a examiné l’association entre la dépression maternelle, l’utilisation de médicaments psychotropes pendant la grossesse et l’accouchement prématuré chez les femmes dans cinq collectivités du Michigan ayant prodigué des soins prénataux dans 52 cliniques entre septembre 1998 et juin 2004. Ces femmes devaient avoir au moins 15 ans, sans antécédents de diabète, et étaient enceinte de 15 à 27 semaines.

Les chercheurs ont analysé les réponses de près de 3.020 femmes ayant participé a un questionnaire, qui portait sur les symptômes dépressifs qui se sont produits dans la semaine qui précède le questionnaire. L’étude a également posé des questions sur l’histoire des femmes, si elles avaient déjà eu des dépressions et pris des médicaments psychotropes comme des tranquillisants ou des somnifères.

Globalement, 335 femmes on accouché prématurément. Parmi les femmes qui ont déclaré avoir une dépression pendant la grossesse, 75% avaient des antécédents de dépression et 62 % utilisaient des médicaments durant la première moitié de leur grossesse.

Source : Université de Washington

(5 commentaires)

  1. A quoi bon en rajouter contre les mères en souffrance et les personnes qui prennent un traitement avec des psychotropes ?
    Le risque d’accouchement prématuré n’est pas rien, mais l’arrêt d’un traitement ou le fait de ne pas soigner une dépression n’est pas neutre.
    Personnellement je suis atteinte de TOC et d’angoisses, c’est une atteinte hérditaire (en espérant que mes enfants n’en soit pas atteint eux…).
    La prise de médicaments après l’apparition de la maladie m’a changé la vie (on m’a soigné 2 ans à l’homéopathie avant que mon état n’empire au point que je dormais toute la journée), aujourd’hui, si je stoppe mon traitement, je risque de ressombrer dans une alternance de journées entière à dormir et de journées à briquer, ranger sans rien manger, un état bien plus nuisible pour moi et mon bébé que des médicaments qui selon les recherches sont considérés sans impact/impact faible, à tel point que j’ai même allaité.
    Bref, il faut vraiment raisonner le bénéfice/risque de chaque situation et se renseigner auprès de médecins qui ont des connaissances pharmaceutique à jour ou prenne le temps de demander des avis au lieu de balancer un « ne prenez plus rien » au cas où, sans réaliser que ce genre de paroles peut pousser une femme enceinte à avorter ou la faire sombrer dans un état grave pour elle et aussi pour son enfant !
    Au passage, je trouve que votre choix de photo pour illustrer l’article est un peu « limite », les personnes sous traitement n’avalent pas toutes les médicaments comme des bonbons.

  2. je suis désolée que vous soyez malade.
    Et je pense également comme vous : il vaut mieux peser le pour et le contre et faire en fonction de l’importance de la maladie.
    Je ne tiens pas a faire passer le message d’arrêter tout médicaments quoi qu’il en coute, au contraire, mieux vaut en parler a son médecin traitant.
    Mais si par exemple un soir une femme enceinte a du mal a dormir, qu’elle prenne son mal en patience.

  3. Je suis d’accord pour des petits soucis de ce genre. Surtout pour le sommeil, enceinte, je dors mal, je pense que ça vient plus de la grossesse même ^^
    Après, il y aussi une question de responsabilité de la maman, entamer une grossesse en se sachant dépendante au somnifère doit ammener à une remise en question auprès d’un médecin au lieu de vider tranquille les stocks.
    C’est un problème de responsabilité individuelle, sachant surtout que dans le cas des dépendances chroniques aux anxiolitiques et somnifères, la dépendance aux médicaments sur le long terme est un symptome en lui-même.
    Faire ce genre de chemin enceinte n’est pas simple, mais si on se plaint d’être insomniaque et stressée enceinte, il faut aussi penser à ce qui nous attend après…
    Personnellement, pour mon fils aîné, mon psychiatre m’a dit en début de grossesse de garder le traitement en attendant qu’il se renseigne sur une alternative éventuelle sachant qu’il avait déjà connu des cas de mamans enceintes sous traitement sans conséquence pour l’enfant.
    2 mois après, il a retourné le problème avec mon obstétricien, et ils sont tombées d’accord sur le fait que j’essayerais progressivement de me sevrer des médocs en vue de la naissance et que je pourrais rependre après, ceci afin d’éviter que le bébé naisse avec le syndrôme de manque (les quantités de médicaments échangés par le placenté était très nettement supérieures à celles présentes dans le lait).
    Malgré ma bonne volonté, cet essai a été un échec, ma grossesse s’est compliquée (j’avais des tas de contractions et un jour, un travail prématuré a fini par arriver) et bien évidement, les symptômes de la maladie ont ressurgi à ce moment-là.
    Finalement, petit bonhomme est né par césa prog, il a eu une détresse respiratoire transistoire, mais sans lien de cause à effets semble-t’il, cependant il n’a pas été atteint de manque…
    Avec le recul, mon fils ne souffre pas des complications parfois relévées chez les enfants de mamans sous traitement, donc pour ma seconde grossesse en cours, on a gardé la même politique avec objectif de baisser la dose autant que possible en fin de grossesse et c’est tout !
    Après, il y a l’épineuse question du regard des gens, ma famille et quelques proches sont au courant, vu que la décision étaient concertés avec des médecins et les risques raisonnables, ils m’ont soutenu.
    Par contre, de la part de la belle-famille qui a appris mon traitement car j’ai eu le malheur d’avoir une de mes rares crises chez eux, j’étais le diable, on aurait même dû me stériliser.
    Je pense malheureusement que ce deuxième type de comportements est trop répandu, ça ne doit pas non plus aider dans la démarche…

  4. Je vous comprends tout a fait. Le regard des autres est souvent dur a supporter et il y a des « coinces du cerveau » un peu partout et même trop souvent a mon gout. que ça soit pour votre prise de médicament alors que vous êtes dans une démarche réfléchi que personnellement j’admire, pour l’allaitement long d’un bambin, l’éducation non violente….
    En tout cas, je sais qu’on ne se connait pas mais, moi je vous soutiens.

  5. Merci beaucoup Virginie ! Cela fait plaisir de voir qu’il y a des gens qui écoutent les arguments raisonnés au lieu de se boucher les oreilles et de dire « pas bien, pas bien ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *