Petit rappel concernant les fessées

Enfant-triste Je sais que la fessée n’est pas interdite en France. Mais où je suis, aux Pays Bas, elle l’est. Suite à une petite altercation avec ma voisine, étrangère comme moi, concernant l’éducation de nos enfants respectifs, je me suis renseignée sur ce qu’on appelle : « loi interdisant la fessée ».

En effet, ma voisine m’a entendu dire que Bébé-chan ne prenait jamais de fessée et n’en prendrait jamais, que c’était notre système d’éducation et que de toute façon la fessée était interdite ici. Ma très chère voisine, avec qui il m’arrive de passer des bons moments m’a répondu que je me trompais…. la fessée n’était pas interdite. Juste les grosses « tartes », mais les tapes sur les mains ou les fesses « doucement », on pouvait y aller.

Un peu choquée par ses dires je suis rentrée chez moi et j’ai cherché. Et bien oui… Il me fallait des arguments avec sources à l’appui. Parce que c’est bien beau de dire aux gens que c’est interdit mais sans preuve ils vous rient au nez.

Avec son système c’est au parents de mettre la limite entre la « grosse tarte » et la petite tape et ça, ça ne me plaisait pas plus qu’une fessée tout court.

Alors j’ai cherché encore, et j’ai trouvé.

Nous parlons là de châtiments corporelles et d’après le conseil de l’Europe :

« Le Comité des Nations-Unies sur les droits de l’enfant définit le châtiment corporel comme «tout châtiment impliquant l’usage de la force physique et visant à infliger un certain degré de douleur ou de désagrément, aussi léger soit-il». Les adultes ont le génie d’inventer des euphémismes pour avoir bonne conscience, comme la fessée ou la claque. Il faut reconnaître que pour un enfant, tout ceci, ce n’est jamais que de la violence et que si elle était dirigée contre un adulte, elle constituerait une agression punie par la loi. »

Il faut donc que certains arrêtent de se donner bonne conscience en faisant leur propre règle car la loi existe.

Maintenant j’ai de quoi débattre !

(9 commentaires)

  1. Intéressant. Mais je trouve ce texte un peu extrême. Je suis absolument opposé à la violence sur les enfants. Mais il ne faudrait pas non plus prendre TOUS les parents pour des imbéciles.
    Entre la petite fessée autoritaire et la mandale dans la gueule, il y a un gouffre et surtout une philosophie opposée.
    D’un point de vue paternel, je lis ce texte et je le résume ainsi : « Votre enfant est un petit diable, il vous retourne le cerveau avec ses bêtises, mais soit vous le raisonnez avec la parole les mains dans les poches, soit vous vous en prenez à vous-même et considérer votre éducation comme un échec personnel. »
    N’abusons point.

  2. Ah j’ai oublié. Qu’en est-il de la violence verbale ?
    On aurait le droit de leur hurler dessus et de les insulter de tous les noms ces petits enfants ? Parce que je n’ai lu aucun texte dessus.

  3. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000006417561&idSectionTA=LEGISCTA000006165276&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20091030
    et je cite encarta
    coups et blessures, atteintes volontaires ou involontaires à l’intégrité physique d’une personne.
    Le Code pénal regroupe sous le terme de « violences » les coups et blessures volontaires sans en donner de définition légale. C’est en fonction du résultat provoqué que la peine encourue sera plus ou moins importante. C’est pourquoi les violences constituent un crime lorsqu’elles ont entraîné la mort et la peine est aggravée si, au surplus, elles ont atteint des personnes spécialement protégées par la loi (mineur de quinze ans ; personne âgée, malade, infirme, déficiente ou enceinte ; ascendant légitime, naturel ou adoptif de l’auteur ; magistrat, juré, avocat, officier public ou ministériel ; témoin, victime, partie civile que l’auteur veut contraindre au silence). La loi fait preuve d’une sévérité identique si l’auteur est le conjoint ou le concubin de la victime, s’il s’agit d’une personne dépositaire de l’autorité publique, s’il y a préméditation ou crime organisé ou encore usage ou menace d’une arme. Lorsque c’est un mineur qui est victime de son ascendant ou de la personne à laquelle on a donné autorité sur lui, une peine de trente ans de réclusion criminelle frappe l’auteur. C’est le maximum en la matière. Il ne faut pas oublier que, si cette infraction est intentionnelle — l’auteur ayant voulu les violences —, elle se distingue du meurtre car la mort n’était pas désirée. Ces personnes protégées, ces auteurs spécialement visés ou ces circonstances retenues par le législateur qui viennent d’être exposés, entraînent une grande sévérité même en l’absence du décès de la victime, lorsqu’il y a mutilation ou lorsque l’action a entraîné une infirmité permanente. La peine maximale encourue est fixée à quinze ans de réclusion criminelle.
    Dans tous les autres cas, les violences sont des délits ou des contraventions. La sanction est proportionnelle au préjudice causé, qui peut aller de l’infirmité permanente à la démonstration d’une violence légère. Le certificat médical ou l’expertise technique qui fixent le préjudice se mêlent à des impératifs légaux qui rendent la matière peu lisible. Les catégories ci-dessus définies (personnes protégées, auteurs visés, circonstances particulières des faits) amplifient ici encore la répression. La loi peut ainsi frapper plus lourdement certaines catégories de personnes (par exemple, dans le cas de violences conjugales) ou mettre l’accent sur des circonstances qui démontrent une extrême dangerosité sociale. Si l’on peut déplorer l’absence de droit autonome sur l’enfance maltraitée, il faut observer que la loi réprime les « violences habituelles sur mineur de quinze ans » dans un texte particulier. Enfin, les appels téléphoniques malveillants ou les agressions sonores, traditionnellement assimilés par les décisions de justice à des coups et blessures volontaires, constituent aujourd’hui une infraction particulière.
    Il y a tous les autres cas où le préjudice corporel est le résultat d’une « maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements ». Ici encore, les sanctions sont en rapport avec le préjudice causé. Les personnes morales peuvent être déclarées responsables, ce qui ne se conçoit pas en matière de violences volontaires. Les violences involontaires permettent de retenir la faute commise dans les activités professionnelles, en matière d’accidents du travail, de distribution de produits dangereux ou de responsabilité médicale.
    ———
    Contrairement a tout ce que pense bien des gens, la fessée n’est pas permise, justement parce qu’on reste dans une defintion large. en soit plusieurs juriste affirme et disent bien fort que c’est déjà interdit et disent que c’est absurde de faire une loi spécifique puisque la loi est déjà là.
    En france des parents ont déjà était condamné pour des coups et blessure sur un enfant. et ce n’était pas le cas d’enfant battu.
    l’application de la loi est a la discression du juge. Mais, mais… ca ne veut pas dire que leur application ne va pas évoluer.
    on a toujours toléré les coups sur les enfants. il ne s’agit ni de chatiment corporel juste les « coups » on ne defini pas quel doit etre le degres du coup … par contre on defini ses conséquence pour l’aggravation de la peine
    et en france l’atteinte psychique est prise en compte

  4. Je trouve ça stupide!le monde tourne vraiment à l’envers,certes il y a des limites a mettre une claque aux enfants mais tout de même! laissez votre enfant faire ce qu’il veut quand il veut sans jamais recevoir une claque ou fessée comme vous voulez et un jour il vous crachera au visage.

  5. Outre la loi que j’approuve. Et pour reprendre le commentaire juste au dessus.
    La violence engendre la violence, montrez à vos enfants qu’il est permis de frapper (puisque vous vous en donnez le droit!), et ils frapperont à leur tour…
    Il est possible d’éduquer, d’accompagner sans frapper, sans petite tape. Et même d’un « diable », on en vient à bout avec la parole, le temps que l’on lui consacre. Certes c’est plus long!
    Et oui, Monsieur Papa, tout là haut,
    « Votre enfant est un petit diable, il vous retourne le cerveau avec ses bêtises, mais soit vous le raisonnez avec la parole les mains dans les poches, soit vous vous en prenez à vous-même et considérer votre éducation comme un échec personnel. »
    C’est tout à fait cela, très bonne analyse… Je rajouterais, que les enfants ne naissent pas « diables », c’est ce que nous leur apportons qui les font devenir.
    J’ai choisi une éducation sans violence et respectueuse, avec des règles, on ne fait pas tout ce que l’on veut, je me remet souvent en question, et je suis fière du résultat. Mes enfants sont appréciés partout.

  6. On fait un amalgame récurent:
    « absence de fessée » = enfant roi.
    Il faut regarder un peu ces enfants sans limites, sans structures, sans cadre. ils reçoivent des fessée. Même très violente.
    Les parents totalement à bout, finisse par avoir une réaction extrême.
    Le cadre, la structure dans la vie, c’est essentiel. les parents qui ne veulent pas de fessée (quelques en soit le degres: petite tape, a grosse fessée), claques, mon psychologiquement dur (« t’est un vilain, un pas gentil »). Son des parents qui a 99% sont dasn la reflexion sur le cadre, la structure, les limites.
    Les parents sans violence (quelqu’en soit le degres, du leger, totalement culturelement acceptable , comme la petite tappe), recontre des probleme totalement égale a ceux qui font avec ces actes que notre société admet. Ils ont juste une facon d’aborder la solution très différente.
    il y a 3 semaine, j’ai vu une petite de 4 ans qui ne marchait pas assez vite au gout de son papa. il la frappe, sur le trotoire comme ça. Elle a répondu du « tac o tac ». elle l’a frappé en retour avec un grand « nooooooooooooooon! » , sa mére l’a frapper encore plus.
    Franchement.le premier coup a du lui faire vraiment mal. le coup qu’elle a donné a son papa en réponse, n’était pas doux…
    Avoir un cadre, des limites, et donc être confronté au respect sans claques , tappe, fessée fait qu’on ne répond pas forcement dans un geste. Mais, est ce que la claque suffit au respect de la limite? j’en doute. et pire, la réponse est surtout sans effet, sauf qu’elle soulage la colére (et encore) du parent.

  7. Jem > « J’ai choisi une éducation sans violence et respectueuse, avec des règles, on ne fait pas tout ce que l’on veut, je me remet souvent en question, et je suis fière du résultat. Mes enfants sont appréciés partout. »
    Je n’ai dit nulle part que je donnais des fessées à ma fille. Ni que j’encourageais la pratique. Je dis juste que le texte de loi du CNU ne fait pas la part des choses. Le but ici n’est pas de faire le concours de celui qui a les enfants les plus modèles…

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