L’Organisation Mondiale de la Santé a finalement mis à jour sa recommandation de 1985 sur les taux de césarienne, en admettant qu’aucune preuve n’était faite concernant un pourcentage optimal et que les différentes régions du monde sont à même de fixer leurs propres normes.
Dans sa dernière publication 2009, de l’ouvrage « Monitoring Emergency Obstetric Care: a handbook« , l’OMS déclare que, «de très bas et de très élevés taux d’accouchement par césarienne peuvent être dangereux, mais qu’un taux sécuritaire était pour le moment inconnu. Dans l’attente de nouvelles recherches, les utilisateurs de ce guide ont peut-être envie de continuer à utiliser une fourchette de césarienne comprise entre 5 et 15% ou alors, ils peuvent fixer leurs propres normes. »
La déclaration poursuit: «Les précédentes éditions de ce manuel posait un minimum de 5% et un maximum de 15% en tant que taux acceptable de césarienne. Bien que l’OMS ait recommandé depuis 1985 que ce taux ne dépasse pas 10 a 15%, il n’existe aucune preuve concernant un pourcentage optimum, en dépit d’un nombre croissant de recherches montrant un effet négatif en cas de taux de césarienne trop élevé.
En Octobre 2008, la Coalition pour l’accouchement Autonomie (CCA) a demandé à l’OMS de revoir ses recommandations, celles-ci étant «obsolètes et dangereuses». Car les efforts pour garder un taux intérieur à 15% pourrait conduire à une morbidité accrue tant pour les mères que pour les nourrissons. La CCA a cité un certain nombre d’études médicales appuyant sa thèse.
Par ailleurs, les taux de césarienne dans la plupart des pays développés ont depuis longtemps dépassé la fourchette des 10 à 15% proposée en 1985, sans augmentation de la mortalité maternelle ou fœtale La suppression de ce nombre arbitraire montre qu’une norme ne peut pas forcement être appliquée à l’ensemble de la population maternelle dans le monde.
La CCA est en contact étroit avec un nombre important de femmes pour lesquelles une césarienne prévue serait la naissance idéale. Certaines de ces femmes présentent une crainte de l’accouchement par voie vaginale et, dans certains cas, cela peut conduire à l’avortement ou à la décision de ne pas avoir d’enfants.
Pour ces femmes la possibilité de faire le choix d’avoir une césarienne ou non serait très utile.
Les risques associés aux accouchements vaginaux comprennent les traumatismes des voies génitales, de la chirurgie reconstructive ultérieure et troubles du muscle pelvien. De nombreuses femmes sont plus tolérantes en ce qui concerne les risques de césarienne et plus à l’aise avec cette expérience de l’accouchement. Pourtant, pour toutes ces femmes, ce choix n’était pas disponible.
Et vous, césarienne ou pas ?