Musique, films, télévision et jeux vidéo peuvent avoir des effets néfastes sur le comportement des enfants et des adolescents, les pédiatres doivent donc savoir ce que leurs patients regardent et écoutent. Il s’agit là de la nouvelle politique générale de l’American Academy of Pediatrics.
La musique joue un rôle important dans la vie des enfants et des adolescents, ils écoutent de la musique ou regardent la télévision chaque jour ont expliqué les membres du conseil du PAA dans un communiqué de presse.
Entre-temps, un nombre croissant d’études montre que la violence, qu’elle se trouve dans la musique, le cinéma, la télévision et les jeux vidéo affecte le comportement des jeunes, ont-ils ajouté.
«Les pédiatres et les autres médecins s’occupant de la santé des enfants peuvent plaider en faveur d’un environnement médiatique plus sûr pour les enfants avec une éducation aux médias encourageant la réflexion ainsi qu’une représentation plus responsable de la violence mis en place par les producteurs de chaines de télévision.» ont expliqué les auteurs.
Des études ont montré que les enfants et les adolescents passent plus de temps à écouter de la musique qu’à regarder la télévision chaque jour.
Cela peut être un problème parce que les parents ignorent souvent les paroles des chansons que leurs enfants écoutent surtout quand ils utilisent le téléchargement de musique en ligne et l’écoute avec un casque.
Le groupe médiatique Lyrics est devenu plus explicite dans les références au sexe, à la drogue, à l’alcool, au tabac, et à la violence, d’après les auteurs du rapport.
L’étude a permis d’associer un certain type de musique à des comportements spécifiques.
Par exemple, la musique a consonance électronique utilisée lors de raves est souvent associée à l’usage de drogues et d’alcool, tandis que le métal et le rap ont été associées à un comportement irresponsable, selon les auteurs.
Le métal et un peu de musique rock ont également été associés à un risque accru de suicide, de dépression, de comportements à risque de délinquance, de tabagisme et de problèmes de comportement.
«Avec les éléments de preuve décrits dans ces études, il est essentiel pour les pédiatres et les parents de se positionner vis à vis des chansons que peuvent écouter leurs enfants.»
Compte tenu de ces résultats, les auteurs recommandent aux pédiatres de vérifier certaines choses :
* Les préférences musicales qui pourraient être des indices concernant les conflits émotionnels ou certains problèmes que pourraient avoir l’enfant.
* Voir avec les patients et les parents le type de musique qu’ils écoutent.
* Encourager les parents à jouer un rôle actif dans le suivi « musical ».
* Encourager les parents à devenir plus actifs dans la vie médiatique de leurs enfants.
* Contribuer à la sensibilisation du public à ces questions en participant à des coalitions locales et nationales afin de discuter des effets de la musique sur les enfants.
Les auteurs ont examiné de nombreuses études montrant l’association entre la violence dans les médias et comportements agressif, l’intimidation, ainsi que la « désensibilisation » à la violence, les cauchemars, la dépression, les troubles du sommeil, et la crainte d’être lésée qui peuvent aboutir au port d’arme chez les adolescents (et oui c’est aux États-Unis que l’étude a été faite), ainsi qu’à un comportement plus agressif.
Les auteurs ont été jusqu’à dire qu’on pouvait comparer cela au rapport entre le tabagisme et le cancer du poumon…
« Bien que l’exposition à la violence dans les médias ne soit pas le seul facteur qui contribue à la violence chez les enfants et les adolescents, elle est un facteur important sur laquelle nous, les pédiatres, ne pouvons pas intervenir. » ont-ils conclu.
Et bien je suis bien contente de ne pas avoir de télé ! Mais en même temps, il existe tellement de médias différents, qu’il est quasiment impossible de tout contrôler. De toute façon la santé des enfants n’est pas forcement ce qui intéresse ceux qui tiennent les ficelles.