Les personnes confrontées à de multiples traumatismes pendant l’enfance présentent un risque accru de mort prématurée, selon les chercheurs.
Ceux qui ont eu six évènements traumatisants ou plus durant leur enfance, qu’il s’agisse de traumatismes émotionnels, physiques ou autres, sont morts près de 20 ans plus tôt que les patients qui n’ont pas subi de traumatismes durant l’enfance, selon un rapport de David W. Brown, et ses collègues. Leur étude est publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine d’octobre.
« Les gens exposés à des événements néfastes durant l’enfance, en particulier ceux qui ont été exposés à des stress multiples, sont décédés plus jeunes que ceux qui n’y ont pas été exposés», affirment les chercheurs. « Une partie de ces résultats s’explique lorsqu’on prend en compte la santé et les problèmes sociaux des patients » explique le professeur Brown.
Des recherches antérieures ont, par ailleurs, fait le lien entre des événements traumatisants ayant lieu pendant l’enfance et le développement neurologique. Ces évènements auraient eu des impacts négatifs sur le développement neurologique ce qui aurait augmenté le risque de problèmes comportementaux et sociaux.
Pour que cette étude ait eu lieu, les chercheurs ont pris en compte 16908 patients entre 1995 et 1997, répartis en 2 groupes : ceux ayant eu des traumatismes et ceux n’en ayant pas eus.
Les traumatismes pris en compte ont été très variables : bébé non désiré, violence familiale, parents divorcés, membres de la famille malades mentaux, toxicomanes ou anciens détenus… D’ailleurs cela me choque tout de même que le fait d’avoir un membre de la famille malade mental (trisomique par exemple) soit considéré traumatisant.
Les décès des patients ont été pris en compte jusqu’au 31 décembre 2006 en utilisant les registres de mortalité de l’Indice national des décès. Un total de 1539 patients sont décédés durant le suivi.
Les chercheurs ont constaté qu’en moyenne, les patients avec six ou plusieurs expériences traumatisantes durant l’enfance étaient morts près de 20 ans plus tôt que les personnes sans expérience traumatisantes. Une durée de vie en moyenne de 60,6 ans pour les uns contre 79,1 ans pour les autres.
Le nombre moyen d’années de vie perdues par décès était presque trois fois plus élevé chez le groupe « traumatisé »selon les chercheurs.
Voilà le genre d’études où les facteurs sont tellement nombreux et les données tellement variables que je ne sais même pas comment les chercheurs eux-même font pour y croire autant….
Qui de nos jours n’a pas eu d’évènements traumatisants durant son enfance ? Est-ce pour autant qu’il faille mettre nos bébés dans des bulles ?