Beaucoup de femmes qui découvrent qu’elles ont un cancer pendant leur grossesse risquent leur propre santé en retardant le traitement. Mais une étude collaborative internationale menée en Belgique, aux Pays-Bas et en République tchèque, a montré que, malgré le fait que les bébés nés de femmes qui subissent un traitement cytotoxique pendant la grossesse ont tendance à naître prématurément et à être petits pour leur âge gestationnel, la plupart obtiennent un bon résultat et l’incidence des malformations congénitales est comparable à la population générale.
L’analyse, présentée à la 16e réunion internationale de la Société européenne de gynécologie oncologie (ESGO) à Belgrade, en Serbie, du 11 au 14 Octobre 2009, concerne le suivi de 215 grossesses chez les femmes diagnostiquées avec un cancer invasif entre 1998 et 2008. Le traitement du cancer a été lancé pendant la grossesse dans 57% des cas, et il a été reporté après la naissance dans 27% des grossesses. Le reste s’est terminé en fausse couche spontanée ou la femme a décidé d’avorter. L’accouchement a été provoqué dans 72% des grossesses et 54% des enfants sont nés avant terme.
Dr Kristel Van Kalsteren, de la Katholieke Universiteit Leuven, à Leuven, en Belgique, a pu en conclure que les grossesses compliquées par le cancer maternel sont quasiment normales, bien que la prévention concernant les naissances prématurées mérite attention. Elle a recommandé que ces femmes qui sont diagnostiquées avec un cancer pendant leur grossesse soient traitées dans un cadre multidisciplinaire avec accès à une unité de soins maternels et néonatals intensifs.