Les mères porteuses en Ukraine

Ukraine Libération vient de consacrer un grand article sur la pratique des mères porteuses en Ukraine, un des pays européens où la gestation pour autrui est légale. De nombreuses femmes y proposent leur service en échange d’une rétribution. (près de 11 000 euros par enfant et 400 euros par mois de grossesse). Des agences peuvent aussi s’occuper de tout. Les formules tout compris tournent autour de 50 000 euros !

En Ukraine tout est presque permis et tout se vend : ovules, sperme, ventre ! Un vrai petit commerce très très rentable. Et les mères porteuses dans tout ça ? Beaucoup de femmes craquent en Ukraine et ne veulent pas donner l’enfant qu’elles ont porté. Une réaction très humaine. Et le plus dur c’est que généralement les mères porteuses accouchent sous anesthésie et par césarienne, et ne verront jamais l’enfant qu’elles ont porté pendant 9 mois !

Source : Libération

(7 commentaires)

  1. On voit comment se construit un mythe. Dans le reportage du journaliste, une mère porteuse dit que des mères porteuses ont craquées à l’idée de remettre l’enfant aux parents. Le journaliste ne vérifie pas l’information malgré le fait que ce type de situation n’a pas été rapporté une seule fois en 25 ans de pratique dans le monde. Bref, c’est une opinion d’une personne mais pas une information. Et sur ce blog, cela devient beaucoup de femmes craquent et ne veulent pas donner l’enfant qu’elles ont portés. Cette déformation de la réalité est lamentable.
    Et ce n’est pas tout : lors d’une césarienne sous anesthésie, la femme est consciente et voit l’enfant. Soit exactement le contraire de l’information donnée.
    Et au fait, ce n’est pas un article diffusé par Libération mais un blog de pigistes qui travaillent des fois pour Libération.
    Voilà un sommet d’informations fausses qui vont donc dans une seule direction : disqualifier la gestation pour autrui.

  2. Eric bonjour. Premièrement, Je confirme que cet article vient bien de Libération. Ci-joint le lien : http://www.liberation.fr/monde/0101590208-mises-en-ventres
    Deuxièmement. Lors d’une césarienne la maman n’est pas forcément consciente. Elle est parfois endormie complètement. Ma soeur a subi deux césariennes par anesthésie générale. Elle n’a donc absolument pas vu son enfant lors de l’accouchement.
    Troisièmement : Plusieurs reportages ont déjà été diffusé concernant la gestation pour autrui. Et il arrive bien souvent que les femmes qui portent l’enfant craquent. Elles sont humaines. Je ne vois pas en quoi cela serait impossible de craquer lorsque l’on porte un enfant pendant neuf mois. Et je pense que c’est vous qui ne vérifiez pas votyre information quand vous dites q’en 25 ans cela n’est pas arrivé une seule fois.
    Voilà une foule d’informations fausses qui vont donc dans une seule direction : empécher les gens d’avoir un autre avis que le votre…

  3. J’ajoute que même si on est sous rachi, ben, on ne voit pas forcèement l’enfant non plus !
    Je connais foule de maman qui n’ont pas vu leur enfant avant des heures alors qu’elles étaient parfaitement conscientes.
    Pour info, lors d’une césa, on a un grand drap sous le nez qui dépasse aussi pas mal sur les côtés, donc à moins d’une vraie bonne volonté du personnel, son bébé, on ne le voit pas !
    Après pour les mères qui craquent et changent d’avis, il est possible qu’elles veuillent récupérer l’enfant, mais qu’au final, on les en dissuadent. Leur dire qu’elle perde l’argent plus 2 ou 3 menaces bien placées, ça doit énormément influencer…
    De toute façon, Eric, vous êtes un homme et un homme ne pourra jamais savoir ce que c’est que de porter un enfant dans son ventre, et n’essayez pas d’aller dire le contraire !

  4. @ Ludivine :
    Ok, l’article a été publié dans Libé. Cela fait une petite erreur de ma part, soit très loin de la foule d’informations fausses que véhicule votre reprise de l’article. Je ne suis peut-être pas une femme, mais j’ai assisté à plus d’accouchements sous cérarienne que la moyenne des femmes en a vécues. En l’occurence, cela fait plus d’expérience que votre propre expérience au travers du cas de votre soeur dont vous sous-tendez qu’il se transpose à l’ensemble des femmes. Reste que c’est donc faux de faire l’enchainement logique césarienne = la femme ne voit pas l’enfant comme vous le faites.
    Mais ce n’est pas le principal, j’ai démontré le manque absolu de véracité sur l’affirmation des femmes qui deviendraient folles à l’idée de rendre l’enfant. J’ajouterai que votre qualificatif de réaction très humaine est aussi totalement fantasmé car émis par une personne qui n’a jamais rencontré de mère porteuse dans la situation décrite. De l’humanité sans être humain, cela ne veut pas dire grand chose. Bien sûr, il y a eu d’autres reportages sur l’Ukraine, mais aucun n’a démontré que des mères porteuses devenaient folles à l’idée de rendre l’enfant. Une fois de plus, vous faites une projection de vos convictions sur la réalité.
    De mon côté, je connais quasiment toutes les études sur la GPA, dont celles conduites sur de nombreuses cohortes de gestatrices en Angleterre, en Israël et aux USA (Lire les études de Susan Golombok, Olga Van der Akeer, Elly Teman, Helena Ragone…). Aucne n’a montré l’existence d’un seul cas de folie à l’idée de rendre l’enfant. Et aucune de ces femmes ne considère que c’est SON enfant.
    Il faut discuter avec les gestatrices (je l’ai fait maintes fois) pour sortir des préjugés et du sensationnalisme qui est trop souvent le nerf de la guerre des media.
    Reste donc que votre transcription d’un article de Libé qui ajoute à la désinformation vos propres convictions bien étriquées.
    Sans compter que ces reportages racoleurs se font bien sûr en Ukraine et en Inde, pays pauvres à forte corruption, et jamais dans les nombreux pays où la GPA est légale et bien encadrée comme l’Angleterre, la Grèce, les USA, le Canada, l’Australie … Mais les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne, malheureusement.
    PS : contrairement à ce que vous affirmez, l’Ukraine n’est pas un pays européen.

  5. Eric, autre petite erreur de votre part. L’Ukraine est bien un pays européen : http://europa.eu/abc/european_countries/others/index_fr.htm
    Concernant le débat sur les césariennes, je vous invite à aller voir les articles qui en parle sur le blog bébé. Le cas de ma soeur n’était qu’un exemple. Je ne vois pas en quoi un exemple se transpose à un ensemble ?
    Les reprises de l’article ne véhiculent aucunes informations fausses. L’article ne parle que de faits. Je ne me suis pas permis de donner mon avis sur les mères porteuses. Nous avons déjà consacré des articles sur ce sujet. Voir l’article : les mères porteuses toujours illégales en France. et nous avons aussi parlé de CLARA : Comité de soutien pour la légalisation de la gestation pour autrui (GPA).
    Concernant mes convictions, je n’en ai pas concernant la GPA. Par contre, vous, Eric, avez des convictions bien étroites et il semblerait que vous n’acceptiez aucun autre avis que le votre. De plus, de nombreux reportages et articles ont déjà montré la GPA en Grèce ou aux USA. J’invite maintenant nos lectrices à se rendre sur le site de CLARA : http://claradoc.gpa.free.fr
    si elles souhaitent en savoir plus sur la GPA. Merci Eric et à bientôt.

  6. @ Ludivine :
    L’Ukraine n’est pas un pays européen car il ne fait pas partie de la communauté européenne. Il fait partie du continent européen au même titre que la Russie. Comme nous raisonnons en termes de politique et de lois, ma remarque était importante.
    Maintenant, je ne vais pas passer mon réveillon sur votre billet. J’ai clairement démontré qu’à partir d’une affirmation non corroborée et non d’un fait, des glissements successifs font que l’information finale relève de la contre-vérité. J’aurais pu également pointer que vous n’avez repris aucun élément positif de l’article de Libé comme les propos positifs et éclairants tenus par Valentina…
    Ces propos ne me semblent pas relever de l’étroitesse d’esprit, mais seulement de la critique de l’information biaisée.

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