En 2007, la chancelière Angela Merkel a instauré le salaire parental, qui donne aux parents d’un bébé la possibilité d’interrompre leur activité professionnelle pendant quatorze mois, tout en étant indemnisés à 67 % de leur salaire net (1 800 euros mensuels au maximum). L’allocation de congé parental s’adresse en priorité aux femmes actives et hautement qualifiées, celles qui, selon toutes les statistiques, ont le moins d’enfants.
Deux ans après, le bilan n’est pas réjouissant. le programme a profité en priorité aux milieux les plus modestes : près de 47 % des bénéficiaires du salaire parental touchent le minimum de 300 euros, alors qu’à peine 7 % se situent dans la tranche maximale, entre 1 500 et 1 800 euros. Dans ce dernier cas, les parents ont plutôt peur de prendre trop de distance avec le marché du travail.
L’Allemagne affiche encore le taux de natalité le plus bas de l’Europe : e nombre moyen d’enfants par femme en 2008 aurait très légèrement baissé outre-Rhin : 1,36 contre 1,37 en 2007.
Il semblerait donc que l’incitation financière n’est pas suffisante pour inverser la tendance. Reste aussi et surtout la question des modes de garde : seulement 9 % des enfants de moins de 3 ans peuvent bénéficier d’une garde en dehors de la famille.
Source : Le Monde.