Education : comment affirmer son autorité ?

Enfant mal élevéPas facile d’affirmer son autorité et d’imposer des règles au petit ange. Mais l’éducation de son enfant ne peut se faire sans lui donner des repères, des limites et des interdits pour le préparer à affronter le monde extérieur et à s’intégrer dans la société.
En tant que jeune maman, nous pouvons très vite nous sentir coupable et appréhender de perdre son amour si nous passons notre temps à le reprendre, lui interdire ou le punir. Cependant l’autorité des parents, le respect des règles, les sanctions et la politesse sont autant de principes qui permettent à l’enfant de se construire, de grandir et de se civiliser. Comme le disait Françoise Dolto, il faut donc « respecter l’enfant comme un être à part entière, mais le laisser à sa place d’enfant ». Car l’absence d’éducation peut également mener à la violence.

Sur le sujet, il existe de nombreux ouvrages destinés à aider les parents dans leur méthode d’éducation, mais malheureusement la multiplication de ces guides et les contenus qu’ils proposent ne permettent pas de trouver les solutions et les règles concrètes à imposer à son enfant.
Alors pour nous aider à donner des repères au petit ange et nous aider à le cadrer, rien de mieux que les conseils de Claude Halmos, psychanalyste et spécialiste de l’enfance.
Et si malgré la pratique de punitions, interdits, limites, bon sens et règles, vous doutez encore de votre autorité et vous sentez coupable à chaque haussement de ton, vous pouvez tester votre capacité à vous faire obéir et savoir si vous faites suffisamment preuve de fermeté.
Et vous quelles sont vos trucs et astuces pour vous faire respecter et imposer des règles au petit anges ? N’hésitez pas à partager vos conseils en laissant un commentaire.

Illustration : L’enfant mal élevé. Rembrandt (1635). Dessin à la plume.

(4 commentaires)

  1. Je crois qu’il faut distinguer entre les règles et limites nécessaires à la survie de l’enfant et à sa sociabilité et les désirs propres aux parents qu’il satisfasse à un certain modèle. Une question que les parents devraient se poser (et qu’ils ne se posent pas pour ne pas être troublés) c’est la question du bien-fondé et de l’origine des demandes et des attentes qu’ils ont à l’égard de l’enfant. Ils s’apercevraient que c’est une attente très subjective qui ne respecte pas la liberté de développement de l’enfant. C’est dur de voir son enfant nous remettre en cause.
    Voir : //dualite.over-blog.org (articles « dualité et violence » et « non-dualité »)

  2. Je conseille la lecture du Continuum Concept, de Jean Liedloff qui vient d’etre traduit, ou comment on decouvre que non les enfants n’ont pas besoin de regles pour se comporter conformement a la societe ds laquelle ils vivent (entre autre).

  3. Le père n’apparaît plus comme le « lieutenant de Dieu » et il n’est plus possible aujourd’hui d’imposer des pouvoirs et des lois au nom d’une transcendance indiscutée. Cependant, si rien ne peut justifier que les femmes, comme le suggèrent Nadine de Rotschild ou Laura Doyle – qui se dit « féministe et emmerdeuse repentie » – se soumettent aux hommes, des règles de vie doivent pourtant être fixées. Pour les trouver et les adopter, si elles s’avèrent nécessaires à l’équilibre de la société et à leur épanouissement personnel, l’homme et la femme démocrates n’auraient-ils pas atteint une maturité suffisante ? N’ont-ils pas le droit et même le devoir de désigner les fonctions indispensables et de mettre en place les personnes chargées de les exercer ? Celles-ci, même si elles se révèlent forcément imparfaites, ne méritent-elles pas d’autant plus les honneurs et le respect qu’elles relèvent d’un libre choix et que leur autorité est indispensable ?
    En faisant alliance volontairement, l’homme et la femme peuvent décider de jouer ensemble leurs partitions respectives. L’humour accompagnant leur pratique devrait leur permettre de ne pas basculer dans la rigidité et de ne pas oublier d’autres rôles.
    De même qu’il ne faut pas confondre pouvoir et tyrannie, il ne faut pas confondre rigueur et rigorisme. Si les parents et particulièrement les pères doivent savoir se montrer forts, il ne s’agit pas de se figer dans la sévérité. Françoise Dolto qui a bien montré la fonction de limite du père évoque le complexe du homard : « si les parents sont trop rigides, l’adolescent restera prisonnier de sa carapace ». Les parents doivent donner des repères éducatifs assez souples pour qu’ils puissent sauter au bon moment, tout en étant assez fermes pour que l’adolescent trouve quelqu’un avec qui s’affronter parce que le conflit est salutaire et qu’une adolescence sans crise est au contraire inquiétante.
    Extrait de : « Le féminisme et ses dérives – Du mâle dominant au père contesté » Les Editions de Paris
    http://www.jeangabard.com

  4. Bonjour,
    Je voulais tout d’abord vous féliciter pour la qualité de votre blog aussi bien dans le contenu, les idées et le graphisme. L’education des enfants est un sujet aussi vaste que passionant. L’enseignement est indispensable pour tous …
    Mon site Education du respect parle de l’education des enfants selon ma philosophie de vie, c’est à dire le respect, l’ecoute et la non violence. Son adresse est http://eduquer.neuf.fr il y a aussi un forum http://eduquer.aceboard.fr.
    Je vous demande de bien vouloir m’aider à les faire connaître car ils sont malheureusement encore peu connu est peu visité. Sinon je vais lire un plus précisément ton blog et j’y reviendrait pour voir son évolution. En tous cas encore une fois félicitation pour ce blog, il n’y aura jamais assez de blog comme le votre pour traiter un sujet aussi vaste et compliqué. bonne journée

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